BOUGUENAIS – LA ROCHE BALLUE – PORT LAVIGNE
PORT LAVIGNE La vie au village
Des maisons étroites surélevées avec des perrons baignant
dans l’eau en période de crue, des lavandières
rinçant le linge dans des trous en bordure de l’étier,
des pêcheurs, des barques, une cale, un café, des oies et
des canards déambulant devant les maisons, un accès vers
Bouguenais au rythme des crues et des marées… c’est Port
Lavigne. Le village au milieu du XXe siècle offre au visiteur un
cadre des plus pittoresques et dépaysants de Bouguenais.
Le dernier café, celui de la « mère Sorin », fermé dans les années
70, rassemble les habitants de Port Lavigne et les pêcheurs de
Haute-Indre. En effet, à cette période, le village se tourne plus
vers la Loire, Haute-Indre, la Ravardière, que vers le bourg. Lieu de
rencontres et de discussions amicales, le café sert également de
petite épicerie. Certaines fins de journées sont particulièrement
animées. Des bagarres viennent parfois troubler l’ordre, vite
rétabli par quelques forces vives du village.
Pour les femmes, jusque dans les années 1960, c’est la lessive
qui est le moment de grandes discussions. La corvée de
lessive commence tôt le matin : le feu est allumé sous les
gargottes, grands chaudrons en fonte pour faire bouillir le
linge. Après le lavage, le linge est rincé dans des trous situés
en bordure du Seil. Alimentés par la marée, ces 4 ou 5 lavoirs
naturels bénéficient d’un dispositif rustique et ingénieux pour
permettre le renouvellement de l’eau. C’est l’occasion de se
regrouper et de commenter l’actualité du village. Les langues
sont souvent affûtées. Ces moments sont parfois l’occasion
de régler quelques comptes personnels à coups de vigoureuses
gueulantes, de propos cinglants assénés dans un
langage particulièrement vert et imagé.
Pendant les périodes de crues, il faut, pour se déplacer
prendre le chemin des crues à l’arrière des maisons sur le
haut de la butte ou utiliser la barque. Les enfants, pour aller
à l’école, les adultes pour faire les courses ou aller travailler, ont
alors recours au passeur. Pour traverser la vallée, ce service est
rendu par certains pêcheurs. Tous doivent s’adapter aux horaires
aléatoires et aux intempéries. Le retour au village peut parfois
réserver des surprises : dérive du bateau à cause des vents et du
courant, pain ou charbon trempés par la pluie et les embruns…
Pour pallier ce problème, le chemin d’accès au village a été rehaussé
à plusieurs reprises : la dernière opération date de 1963.
Elle fait suite à une ruse de plusieurs habitants : sous le prétexte
d’une dégustation du vin nouveau au village, une invitation est
lancée au maire, Mr Robichon et au curé de l’époque. Consigne
est donné aux pêcheurs assurant le passage de disparaître au
moment du retour, coinçant ainsi les deux notables, jusqu’à fort
tard dans la nuit, en attente de la marée basse.
Quelques jours plus tard, une pétition pour le rehaussement dela levée est remise au maire qui, reconnaissant s’être fait berner,mais beau joueur, proposa au conseil municipalde donner une suite favorable à la requête.Actuellement,les habitants, regroupés dans une association,« Les Roseaux de Port-Lavigne»,maintiennent la tradition de fêtes régulières dans le village
LA ROCHE BALLUE
La carrière de Roche Ballue, dont l’activité a cessé en 1977, a laissé place à un site dont le but est d’offrir diverses activités et animations de plein air accessibles à tous, tout en préservant une page de l’histoire dans la mémoire collective.
Toute l’année, Roche Ballue permet de pratiquer en toute convivialité loisirs et détente, sport et découverte de l’environnement dans un espace naturel de 13 hectares.
Parmi les opportunités du site : une zone de baignade (surveillée en saison), un terrain de bicross, l’escalade sur la paroi de la carrière et une partie du bassin réservée à la plongée (ces deux dernières activités se pratiquent sous licence d’un club et avec l’encadrement d’un moniteur diplômé d’État). Également accessibles : barbecues à partager, jeux pour enfants, boulodrome, etc.
Mais aussi un programme d’animations pour toute la famille de mars à octobre, (spectacles, animations nature, concerts, évènements…).
En saison l’équipe du site vous propose des activités quotidiennes et services supplémentaires.




gagner facilement la ville de Nantes. Le réseau de transports en commun de la SEMITAN permet des déplacements alternatifs à la voiture. Sans compter les liaisons dites « douces », sentiers pédestres et pistes cyclables, amenées à se développer sur Bouaye dans les prochaines années.




Récemment inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques, les vestiges de la citadelle de Châteauceaux témoignent d’un passé tumultueux. Seule une partie des ruines est ouverte au public grâce à l’oeuvre de
Ces deux tours forment la porte d’entrée de l’ancienne citadelle de Châteauceaux. Détruite en 1420, la ville s’est reconstruite de l’autre côté des remparts. L’accès entre les deux tours est aujourd’hui interdit mais une partie des vestiges se visite en empruntant la rue des remparts entre le Monument aux Morts et le restaurant des Jardins de la Forge. Ces deux tours d’entrée de la ville médiévale, unies par un porche ogival, forment encore un bel ensemble. L’une des tours, appelée geôle date du XIIIe siècle ; l’autre date probablement du XIVe siècle mais a été restaurée au XIXe siècle. Ce nom, place des Piliers, signifie place du Pilori. Là étaient exécutées les punitions infligées aux condamnés. Ceux-ci, étaient attachés à un gros pieu par des colliers de fer et y restaient généralement deux heures, pour les peines minimes, les jours de marché.
Perché à 70 m au-dessus de la Loire, le jardin du Champalud offre un des plus spectaculaires points de vue sur le fleuve. Sur place, vous trouverez une aire de pique-nique, des jeux pour enfants, des toilettes, une piscine de plein air, une aire d’accueil de camping-cars et la Maison du Tourisme.
Du Champalud en passant par la Cèdraie, ce chemin en lacets vous mènera jusqu’au bord de la Loire. Les Gaulois, on le sait, ont pour temple la forêt. Ils honorent les sources, les bois et les fleuves. On suppose, en raison de son étymologie que la Coulée de la Luce et son versant du Champalud, alors boisés (le mot Lucus signifie Bois sacré), étaient un lieu de rendez-vous pour l’accomplissement des rites religieux. « La Luce » est un petit ruisseau qui avait comme vertu au temps des druides, de guérir les maladies des yeux.
Anciennement appelé « Port-Hamelin », ce petit village de pêcheurs et de mariniers, est appelé aujourd’hui « La Patache », du nom du vieux bateau désaffecté qui y était amarré et qui servait de bureau de douane pour la surveillance du fleuve et le transport des marchandises qui y était jadis installé. Les maisons étagées à flanc de coteaux, en bord de Loire, forment un petit village typique.

