randonnée du 20 mars 2017 – Pont Saint Martin

Ce circuit va nous permettre de découvrir le sentier relatif « au quai des romains »

La légende de Pont Saint Martin -LES DAMES DE PIERRE

Au VI siècle, alors que la ville de Nantes est christianisée depuis longtemps, la cité d’Herbauges, située au sud de la Loire, est encore tout entière adonnée aux superstitions païennes.

Félix, évêque de Nantes, remarque les qualités de Martin, devenu diacre en 552 et décide de l’envoyer porter le message du Christ à Herbauges. La population se montre tout de suite très hostile à la présence de prédicateur qui trouve cependant l’hospitalité chez un couple de pauvres gens, Romain et sa femme, n’ayant qu’un fils nommé Pierre. Ils écoutent Martin et demandent le baptême.

Devant l’échec de sa mission envers les autres habitants d’Herbauges, Martin quitte la ville, accompagné de ses hôtes, et se dirige vers Nantes. Au cours du chemin Martin avertit ses amis que, quoi qu’il arrive, ils ne doivent pas se retourner. Mais quelques instants plus tard survient un énorme bruit. Martin marche, mais Romain, sa femme et leurs fils se détournent : ils sont immédiatement transformés en « statues de pierre » tandis que la ville d’Herbauges est à jamais engloutie sous les eaux du Lac de Grand Lieu.

Pont-Saint-Martin - Dame des pierres (2).jpg

 

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PONT-SAINT-MARTIN

Pont-Saint-Martin tire son nom de saint Martin. La légende veut que saint Martin ait construit un pont, chevauchant la rivière de l’Ognon, sur le territoire de la paroisse de Pont-Saint-Martin.

La paroisse de Pont-Saint-Martin a été fondée, semble-t-il, au VIème siècle. A cette époque, Saint-Martin était chargé par l’évêque de Nantes Félix d’évangéliser la région d’Herbauges (cité « engloutie » pour n’avoir pas écouté le moine). Une bulle du pape Alexandre III, de 1179, énumère la paroisse de Pont-Saint-Martin. Sous l’impulsion des monastères de Villeneuve et des Couëts, la paroisse est défrichée pour la culture de la vigne qui couvre aujourd’hui 250 hectares (Muscadet, Gros-Plant et Gamay).

Pont-Saint-Martin est le siège d’une châtellenie qui appartient en 1459 à Guy de Laval. Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Pont-Saint-Martin est sous la juridiction des châtellenies des Huguetières (sud-rivière) et de Châteaubriant (nord-rivière) réunies, dont le siège est le château du Plessis. Ce château est vendu avant la Révolution à Nicolas Roche qui érige la seigneurie de Pont-Saint-Martin. Les religieuses des Couëts et les moines de l’abbaye de Villeneuve possèdent également quelques métairies (Vincée, Frély, Ménantie, …).

En 1689, le vicaire de la paroisse de Pont-Saint-Martin se charge d’instruire les garçons (Livre des visites pastorales – Archives départementales, G 54).

Pendant les guerres de Vendée (1793-1794), la commune de Pont-Saint-Martin perd 18% de sa population. Dans la nuit du 8 juin 1832, Kersabiec donne refuge dans sa demeure de la Haute-Ménantie, à la duchesse de Berry.

 

 

 

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